En hommage à Philippe Widdershoven

 

En ce jour de printemps inondé de soleil

Un nuage a soudain obscurci l’horizon.

Alors que la nature émergeant du sommeil

Profond d’un long hiver, éclatait de bourgeons,

Égayait les sous-bois de chants d’oiseaux, de fleurs,

La faux capitaliste a tranché une vie,

Froidement, de sa lame inhumaine et sans cœur.

En ce jour de printemps où sourdent les envies

D’amour et de bonheur, un malheur crève-cœur

Nous saisit à la gorge et nous fait orphelins

D’un homme rare et juste, un Monsieur au grand cœur

Qui voulait pour ses frères un meilleur lendemain.

Il avait fait le choix d’aider ses camarades,

Salariés comme lui, victimes d’un système

Injuste et sans pitié pour l’armée des sans grade

Et capable parfois de jeter l’anathème

Pour déconsidérer un délégué gêneur.

En ces jours de printemps, nous avons pour ce Juste

Le devoir d’arborer fièrement ses valeurs :

Pour une société plus juste et plus humaine

Pour une société fraternelle et sans haine.

 

Gérard Minault (le 25 mars 2009)

 

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